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La transparence : totale ou non?


La transparence : voici une vertu essentielle au bon exercice du rôle de chef de projet! On entend beaucoup parler de transparence comme d’un idéal de vie sans lequel la confiance est difficile à instaurer. Doit-on toujours jouer la carte de la transparence absolue vis-à-vis de son équipe, et plus largement vis-à-vis des parties prenantes du projet?


Dans cette publication, nous partageons notre opinion sur la question.


Qu’est-ce que la transparence?

Tout d’abord, il faut se rappeler que la transparence, dans le contexte de la communication, se définit comme la « parfaite accessibilité de l'information », selon le Larousse.

De ce fait, on dira d’une personne qu’elle est transparente (ou qu’elle agit avec transparence) lorsqu’elle partage avec vérité et sans hésitation une information qui lui est demandée ou qu’elle juge pertinente pour son interlocuteur au moment opportun (même lorsqu’on on le lui en fait pas la demande).


Pourquoi est-il si important de jouer la carte de la transparence en contexte de projet?

Être transparent, ou être simplement perçu comme transparent, est généralement payant pour un chef de projet.

Cette attitude permet d’instaurer ou maintenir un climat de confiance, de tisser des liens étroits avec l’équipe, de motiver ses collaborateurs et de les aider à donner un sens à leurs actions. Il n’y a rien de tel que de travailler avec une équipe confiante, qui a foi en son chef. Une foi qui peut « déplacer des montagnes », comme on le dit souvent.


Mais comment déplacer des montagnes pour une personne, un chef en l’occurrence (ou une organisation) en qui on a perdu confiance? En effet, manquer de transparence peut avoir des conséquences importantes dans nos rapports avec les autres.


Au sommet des conséquences les plus immédiates du manque de transparence, trône le bris de confiance. Certains conflits personnels peuvent également trouver leur source dans ce bris de confiance subséquent (ou directement dans le manque de transparence lui-même), les victimes se sentant trahies. À cela peut s’ajouter une perte de motivation.


Alors, la transparence jusqu’au bout ?

La transparence est un des meilleurs outils pour bâtir la confiance. Il est donc nécessaire d’être transparent par défaut. Se faire taxer de « manquer de transparence » est toujours perçu plus négativement par les équipes et les parties prenantes d’un projet, que de se faire traiter de « maladroit » pour avoir péché par excès de transparence.


En effet, on peut aussi commettre un véritable impair par une transparence manifestée précocement, de façon inappropriée ou de façon hâtive.

Mais il ne fait aucun doute que certaines informations, selon le contexte, ont besoin d’un accès contrôlé ou limité. Une équipe de projet (ou une équipe tout court) ne peut pas toujours obtenir de son chef toutes les informations complètes sans la moindre exception.


Or le chef de projet, compte tenu de son rôle central dans la conduite du projet et du grand nombre de parties prenantes qu’il côtoie, a accès à beaucoup d’informations dont certaines sont souvent sensibles. Il a la responsabilité de protéger ces informations et leur source.


Puisqu’il est mandaté par l’équipe de gestion pour mener le projet, le chef de projet a aussi un devoir de loyauté envers ces mandants. Il doit tenir compte de leurs valeurs, leurs intérêts, leurs priorités et de nombreux autres éléments contextuels. Et pour l’équipe de gestion, il apparaît moins dommageable de se faire reprocher de « manquer de transparence » par les employés que d’être étiquetée comme « incompétente » pour avoir exposé de façon inappropriée de l’information nuisible à la réputation ou aux objectifs de l’organisation.


Mais cette réalité ne fait pas des gestionnaires des personnes moins fiables ou moins transparentes, bien au contraire! Les gestionnaires comprennent bien l’importance de jouer la carte de transparence et ils le feront toujours pour garder la confiance de leurs équipes. Cependant les bons gestionnaires mettront rarement en péril l’organisation dans cette envie de paraître transparents.



En conclusion, tout est une question d’équilibre, de pertinence et de bon jugement quand il s’agit de transparence. Toutefois, il est essentiel que la transparence soit perçue de tous comme un idéal de vie qui (même si difficile à atteindre en toute circonstance) devrait constamment guider les actions des équipes et des responsables qui les dirigent.



Si vous avez aimé cet article, réagissez en l’évaluant et/ou en le commentant sur ce blog.


Bernache Conseil


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© Bernache Conseil


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